Management interculturel

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Présentation du groupe-matière

Le groupe-matière MIME est un laboratoire de recherche et de formation spécialisé dans la prise en compte de la dimension culturelle dans le management. Les activités principales du groupe-matière MIME portent sur la formation, la recherche et le service à la collectivité. Le MIME compte des collaborateurs internes et externes.

Responsable

Laboratoire MIME

Rue au Bois 365a - B - 1150 Bruxelles

Téléphone: +32 (0)2 739 37 82, +32 (0)2 739 37 50 ; Fax: +32 (0)2 739 37 83

Les spécificités du pôle management interculturel

La prise en compte de la dimension culturelle du management est un thème transversal et transdisciplinaire. Transversal parce qu’elle ne s’inscrit pas nécessairement dans un champ précis ni de l’économie ni de la gestion ; elle peut interpeller chacun de ces domaines et chacun des différents champs de ceux-ci. Transdisciplinaire parce qu’elle dépasse les cloisonnements entre disciplines, entre économie et gestion d’abord, mais également entre questions économiques, sociétales, éthiques, culturelles ou autres.

S’ouvrir à l’interdisciplinarité, ce n’est pas seulement aligner côte à côte des travaux relevant d’approches différentes, mais plus fondamentalement, il s’agit de se laisser interroger, dans sa propre discipline, par la discipline de l’autre. En quête de ce qui fonde l’identité culturelle, la recherche en management interculturel est au cœur de cette confrontation stimulante qui se nourrit de la rencontre permanente de disciplines différentes.

Dans cette ligne et à partir de là, le MIME développe plusieurs axes de recherche concertée en s’interrogeant notamment sur la manière de prendre en compte la dimension culturelle du management, sur sa traduction en terme de performance d’entreprise et sur les enjeux culturels de la globalisation.
 

  1. La dimension culturelle du management

    Dans la littérature courante, la culture est d’abord abordée comme ce qui fait différence et la place qui lui est réservée dans le management est celle d’une variable contingente. Dans cette optique, le management interculturel serait la façon la plus efficace de tenir compte de ces différences et de les valoriser dans une gestion soucieuse de les respecter.

    Voulant dépasser cette approche et en s’appuyant sur le Sensemaking proposé par Karl Weick ou sur les réseaux de significations de Philippe d’Iribarne, le MIME entend considérer la culture comme étant ce qui fait sens. Ce qui permet d’appréhender d’un même regard la culture nationale et la culture organisationnelle. Parce qu’elle est porteuse et créatrice de sens, cette dernière est appelée à produire sur l’organisation un double effet, identitaire et intégrateur.

    Il devient dès lors inacceptable de confondre ce qui constitue la culture et ce qui la caractérise. Certes un ensemble de caractéristiques se retrouvent, avec des intensités variables, dans différentes aires culturelles. En elles-mêmes, elles ne peuvent constituer la culture mais on peut les identifier sous forme de traits culturels susceptibles d’influencer les comportements et d’altérer la performance des organisations.

    De son côté, le management fait l’objet d’une abondante littérature, extrêmement diversifiée. S’écartant des approches dites "classiques" qui reposent sur une rationalité mécanique et fragmentée et qui relèguent la culture au rang de variable contingente, l’approche systémique permet de considérer la dimension culturelle comme une composante active du système constitué par l’entreprise.

     
  2. Dimension culturelle et performance d’entreprise

    La culture envisagée comme porteuse de sens et de significations et l’approche systémique qui s’intéresse aux relations entre les composantes du système et à leur cohérence apparaissaient alors comme deux outils originaux. Réunis, ils peuvent être mobilisés pour revisiter les théories confirmées et tenter de "construire de nouvelles hypothèses" où la dimension culturelle pourra trouver sa place.

    C’est ici que nous retrouvons la performance. D’une manière générale, elle est le résultat final obtenu par la mise en œuvre des ressources d’une organisation. Les objectifs de performance vont se situer à plusieurs niveaux, celui de la stratégie qui indique les orientations, celui de l’organisation qui influence la capacité de réaliser les objectifs, celui des équipes et des individus. Ce n’est finalement que dans la cohérence effective entre toutes ses composantes qu’une entreprise sera capable de réaliser la performance attendue.

    La cohérence du système semble donc être la première condition de toute performance.

    Condition nécessaire, la cohérence observée n’est pas suffisante car elle dépend encore de ce qui fait sens pour les membres de l’entreprise et de l’orientation que lui donne la vision proposée. Nous sommes ainsi plongés dans ce qui constitue le cœur de la culture et le fondement d’une approche systémique de l’organisation.

    Soutenue par une vision qui fait sens et inscrite notamment entre les composantes de l’organisation, la performance d’entreprise est tributaire de l’adaptabilité et l’ouverture au changement, de la capacité d’apprentissage et de la sociabilité qui traverse la gestion des équipes. Les questions du changement, de l’apprentissage organisationnel et de la gestion des équipes multiculturelles font l’objet de recherche du MIME.

    S’y ajoutent d’autres pistes comme l’audit culturel, le leadership et la gestion de projet, la responsabilité sociétale des entreprises et la prise en compte du développement durable.

     
  3. Enjeux culturels de la globalisation

    Ce projet consiste à s'interroger sur les enjeux de société et sur la portée éthique de la globalisation envisagée dans ses dimensions culturelles.

Publications

Liste des publications du Management Interculturel